À l’ESAIP, la recherche s’intéresse aussi à des solutions concrètes pour la dépollution de l’eau et la préservation de nos milieux naturels. Avec le projet BiEauPile, une équipe étudie une technologie étonnante : des biopiles capables de contribuer à la dégradation de polluants présents dans les milieux aquatiques… tout en produisant de l’électricité.
BiEauPile, comment ça marche ?
Au cœur du projet, on trouve une biopile sédimentaire : un dispositif qui associe de l’eau, des sédiments et des électrodes. Mais ce sont surtout les microorganismes naturellement présents dans ces milieux qui jouent un rôle clé.
Certaines bactéries peuvent contribuer à dégrader des molécules polluantes, tandis que d’autres sont capables de transférer des électrons vers une électrode. Ce phénomène génère alors un petit courant électrique. L’idée : dépolluer tout en récupérant une partie de l’énergie produite par ces réactions biologiques.

Le projet BiEauPile se concentre notamment sur l’AMPA, un composé issu de la dégradation du glyphosate et retrouvé dans les eaux de surface. Les recherches menées à l’ESAIP cherchent à mieux comprendre dans quelles conditions ces biopiles sont efficaces pour la dépollution de l’eau et comment optimiser leur fonctionnement.
De la recherche à des solutions pour demain
Étudiée à partir de prélèvements réalisés dans différents milieux en Loire-Atlantique, la technologie est encore au stade de la recherche. Mais ses perspectives sont prometteuses : à terme, ces dispositifs pourraient notamment contribuer à alimenter les capteurs utilisés pour surveiller les milieux naturels.
Et l’AMPA n’est peut-être qu’un début : les travaux menés dans le cadre de BiEauPile ouvrent également des pistes pour étudier d’autres polluants organiques.


Un projet qui fait travailler les expertises ensemble
Le projet BiEauPile est aussi un terrain d’apprentissage pour les étudiants, qui peuvent prendre part au projet (notamment en numérique) à travers des stages ou des projets d’initiation à la recherche. Une manière concrète de découvrir les réalités du monde scientifique et de contribuer à un sujet de recherche en cours.
Car pour répondre à des enjeux complexes comme la dépollution de l’eau et le suivi de sa qualité, les expertises doivent se croiser. Les compétences en environnement et en numérique se complètent, notamment pour développer des outils, exploiter les données ou faciliter le suivi des expérimentations.




