ARTERY 2014 - ESAIP

ARTERY 2014

Un congrès sur les artères … pour les spécialistes !

Cette année, le congrès Artery s’est déroulé à Maastricht, très belle petite ville du Nord de la Hollande, à mis chemin entre l’Allemagne et la Belgique. Mathieu Collette y a présenté ses derniers travaux de recherche sur la déformation de la paroi artérielle. Un travail qui pourrait aboutir à une collaboration scientifique…

Artery est un congrès de spécialistes et peut-être que sa localisation géographique a permis cette année encore des échanges riches et emplis de perspectives. Rigidité artérielle, matrice extra-cellulaire, génétique du chromosome 14, modélisation, pression pulsée et univers fractal sont les termes qui résonnent presque en continue dans les couloirs du congrès. Au détour d’un chemin, nous y croisons un investisseur qui a tout misé sur la mesure de la rigidité artérielle. En effet, la rigidité artérielle représente aujourd’hui le Saint Graal du clinicien qui souhaite diagnostiquer avec précision l’état de santé du système vasculaire. Nous lui souhaitons donc bonne chance. A côté, de l’échographie artérielle. Nous pouvons notamment y visualiser nos artères se déformer en temps réel afin d’assurer que notre pression artérielle ne se transforme pas en hypertension. La vie est belle quand tout semble bien fonctionner.

Tiens, une conférence sur la manière de représenter l’arbre artériel. Nous y apprenons que l’arbre en question est fractal à la manière d’un pommier qui pousserait en pleine prairie. L’analogie est bonne mais pas assez suffisante car la micro-circulation (les capillaires) ne fonctionnent absolument pas comme les artères de conduction (macro-circulation). Si l’aorte ne se tortille que très peu au cours de la vie, la micro-circulation, quant à elle, se modifie continuellement en fonction des besoins de l’organisme. Il n’est donc pas rare de visualiser, sous notre peau, des micro-vaisseaux se former ou disparaître très rapidement afin d’évacuer plus ou moins efficacement notre chaleur corporelle.

Et puis, il y a surtout les rencontres fortuites. Un mathématicien avait notamment suggéré que pour évoluer dans un univers inconnu, il était préférable de le parcourir de manière complètement aléatoire afin d’obtenir le maximum de chances de rencontre. Nous avons donc respecté le théorème et la prédiction s’est révélée très prometteuse. En effet, une collaboration semble se dessiner doucement mais surement avec l’interlocuteur en question. Le modèle l’intéresse et nous réfléchissons déjà sur la manière dont nous pourrions travailler ensemble dans un avenir proche. La Recherche est souvent difficile mais ce sont finalement ces types de rencontres qui vous donnent toute l’énergie nécessaire pour continuer d’avancer vers des perspectives toujours plus folles… à l’année prochaine donc !