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Les enjeux de la féminisation des métiers du numérique

Idrissa et Pathak, étudiantes internationales en Numérique à l'ESAIP et Christophe Rouvrais, Directeur Général de l'ESAIP sont intervenus à la table ronde "Les enjeux de la féminisation des métiers du numérique" à la CCI Maine-et-Loire, jeudi 8 mars 2018, journée des droits des femmes.

Chacun des invités, nos 3 esaipiens ainsi que Constance Nebbula (Élue au Numérique à Angers), Céline Rousseau (Support Alcuin) et Justine Morel (Directrice IMIE Angers) ont présenté leur parcours, leur expérience sur le sujet et leurs actions pour féminiser les métiers du numérique. Un combat quotidien, pour balayer les clichés, qui commence à porter ses fruits. Des échanges très intéressants entre le public et les invités ont permis de débattre et d’émettre de nouvelles idées pour continuer d'avancer dans le bon sens.

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"Nous mettons en place beaucoup d'actions pour casser les clichés du numérique et de la femme au cœur de ce domaine. Nous voulons donner aux étudiantes l'envie de travailler dans le numérique et lever les freins. Il faut arrêter de penser que c'est un monde réservé aux hommes. L'important est la motivation et les compétences. Les femmes apportent une vision différente et très enrichissante dans le numérique. C'est sur cela que nous travaillons sans cesse à travers des mobilisations, des échanges, la participation au Trophée Excellencia, le travail avec l'association Elles Bougent... Il faut arrêter de mettre les gens dans des cases dès leur plus jeune âge. C'est si tôt qu'il faut intervenir pour changer les mentalités." Christophe Rouvrais.

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"Je viens du Bénin. J'ai décidé d'étudier le numérique en France car c'est une belle opportunité. Dans mon pays, nous consommons le numérique mais nous le réalisons pas et c'est très dommage. Dans nos études on nous conseille d'aller dans le domaine des finances et de la banque. Peu d'étudiants choisissent le numérique et encore moins les femmes. J'ai donc décidé de faire ce que j'aime et ne pas me mettre de barrières. Je veux montrer qu'il est possible et naturel d'être une femme dans le numérique. Je souhaite apporter au cœur de mon pays mes connaissances en BigData." Idrissa.

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"En Inde, il y a une plus forte proportion de femmes dans le numérique, environ 35%. Je vois le décalage par rapport à la France. Mais il est difficile pour les femmes d’accéder aux postes les plus hauts et c'est regrettable. Il faut changer les mentalités. La cybersécurité est en domaine qui me plait, je ne vois pas pourquoi je devrais faire autre chose. Que l'on soit un homme ou une femme, seules les compétences et la motivation doivent faire la différence." Pathak.

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"Les mentalités changent. Dans mon entreprise les recruteurs recherchent principalement des femmes pour diversifier les profils. Les compétences managériales et bien d'autres sont souvent différentes. Et cela est très bien vu, il n'y a pas de sexisme, tout le monde a sa place comme salarié qu'il soit une femme ou un homme. Il ne faut juste pas surjouer de la discrimination positive car cela peut être mal vu par une femme. Les femmes dans le numérique sont moins nombreuses mais souvent très respectées dans leur domaine de compétences." Céline Rousseau.

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"Il faut continuer les initiatives pour casser les barrières et donner l'envie aux femmes d’accéder aux métiers du numérique. Sur l'agglomération Angevine nous mettons en place de nombreuses choses. Il faut agir dès le plus jeune âge pour balayer les clichés. On oublie souvent qu'une majorité des premières avancées en informatique et numérique proviennent des femmes." Constance Nebbula.

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"Se mobiliser quotidiennement, voilà le message. Nous avons de plus en plus d'étudiantes au sein de notre cursus numérique, ce qui est positif. Mais chaque école doit continuer d'augmenter sa proportion d'étudiante en numérique et réaliser des actions de sensibilisation." Justine Morel.