Un ingénieur ESAIP est unique, parole d’expert

Interview d’Ashley CRICK | Consultant chez Michael Page

Qu’est-ce qui fait la différence entre les candidats lors d’un recrutement ?

A compétences égales, ce qui différencie les candidats lors d’un recrutement, c’est leur aisance relationnelle. C’est important de ne pas se focaliser uniquement sur les compétences techniques. Une fibre relationnelle est indispensable pour un cadre, que ce soit en interne avec son équipe ou son top management mais aussi à l’extérieur auprès des clients.
Lors d’un entretien d’embauche il est également indispensable de comprendre les codes de l’entreprise. Il faut être professionnel (ponctualité, politesse, préparation…) : on n’arrive pas à un entretien les mains  dans les poches.

« Ce qui différencie
les candidats lors d’un
recrutement, c’est leur
aisance relationnelle »

L’adaptabilité est une qualité clé pour décrocher un job, comment la mesurez-vous ?

Des étudiants qui ont suivi un parcours non linéaire avec des expériences multiples en France et à l’étranger, dans différents types d’entreprises et secteurs seront plus aptes à s’adapter, à rebondir. C’est cela que les entreprises attendent aujourd’hui. Les étudiants de l’ESAIP peuvent compter sur leurs expériences à l’international, les stages, les projets et leur investissement bénévole pour développer leur ouverture d’esprit et la connaissance d’autres façons de travailler ensemble.

On appréhende toujours les questions pièges lors d’un entretien. Quelles sont vos pratiques ?

C’est l’enjeu d’obtenir le job qui doit mettre la pression, pas l’entretien en lui-même. Ce n’est qu’un échange constructif entre deux professionnels. Aujourd’hui, l’idée n’est plus de déstabiliser les candidats. On va au contraire les mettre à l’aise pour créer une relation de confiance pour que la personne se livre et soit telle qu’elle est au quotidien.

Interview de Laurène Brégeault | Chargée de la vie étudiante à l’ESAIP

Le cursus à l’ESAIP intègre l’engagement bénévole dans les plannings des étudiants car on considère que c’est un moyen d’apprentissage. Il permet de se professionnaliser tout en travaillant sur des projets motivants, choisis par les jeunes.

Quel est votre rôle ?

Les étudiants sont motivés et volontaires mais ils ont besoin de quelqu’un qui les guide. Je ne fais rien à leur place, je n’impose rien. Je suis là pour les accompagner dans la création et la gestion des projets étudiants qu’ils soient associatifs ou non.
Je vois l’engagement bénévole comme une belle expérience de vie et d’engagement mais aussi comme une opportunité d’apprendre sur soi-même et sur les autres : comment formaliser ses idées et les partager, comment organiser son temps pour ne pas se laisser déborder, comment travailler en équipe, savoir déléguer (surtout pour les Présidents d’association), prendre l’habitude de laisser des écrits, anticiper la passation d’un projet pour l’année suivante…

Quels sont les outils que vous pouvez leur apporter ?

En fonction des besoins, je propose des ateliers en groupe (gestion financière, communication, retours d’expérience…) et des rencontres individuelles pour les étudiants qui se confrontent à des difficultés plus personnelles.
Pas facile tout cela car au lycée on travaille en solo et on ne compte que sur soi. Là il faut s’appuyer sur d’autres, faire confiance. C’est une école de la vie et du monde de l’entrepreneuriat.