La diversité au cœur de notre projet éducatif - ESAIP
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La diversité au cœur de notre projet éducatif

En France, les parcours éducatifs sont très fortement corrélés aux caractéristiques socio-démographiques des élèves. L’origine sociale, géographique ou encore le genre sont autant de déterminants d’orientation.

Pourtant, les talents se cherchent et se trouvent partout : à Paris, dans les régions et hors métropole, parmi les bacs généraux ou les bacs technologiques, tant chez les filles que chez les garçons, dans les centres-villes comme en périphérie.

Bien avant qu’elle ne devienne un enjeu sociétal et politique, l’ESAIP a valorisé la diversité comme source de richesse. Cet esprit d’ouverture fait partie de notre ADN, de nos valeurs humanistes inspirées de La Salle.

Et nul besoin de bonus, chartes, quotas ou de concours adapté pour « stimuler la diversité » : sans remettre en cause les vertus – encore non démontrées – de la discrimination positive, c’est l’action positive que choisit l’ESAIP.

La diversité en chiffres à l’ESAIP

  • Avec 2 et bientôt 3 campus en France (Angers, Aix-en-Provence et Reims), c’est d’abord la diversité géographique que propose l’école. Son développement est tourné vers les villes moyennes accessibles et attractives, pour offrir aux jeunes en région une Grande École de proximité et la possibilité d’emplois post-diplomation.
  • Avec 18 % d’élèves issus de bacs technologiques sur les bancs de ses classes préparatoires intégrées, c’est ensuite la diversité académique qu’offre l’ESAIP

Comme beaucoup d’établissements, l’esaip intervient auprès de lycées et collèges pour faire connaître l’accessibilité de ses formations et lever les barrières. L’école s’engage en particulier à faire des compétences non académiques un levier d’amission, en post bac comme en post bac+2.

En première année, pour intégrer et rassurer les élèves, une pré-rentrée en Anglais et en Sciences est proposée à tous et poursuivie par 6 semaines d’intégration/remédiation qui permettent à chacun d’appréhender le cadre d’enseignement, les exigences méthodologiques du supérieur et de revoir les fondamentaux. Le tutorat par les pairs est bien entendu très encouragé.

En cycle ingénieur, l’ESAIP intègre autant d’élèves CPGE que d’élèves issus de BTS, d’IUT ou Licences. L’ESAIP s’est ainsi associée à plusieurs lycées pour aider leurs élèves à concrétiser une poursuite d’études ingénieur. L’école propose un programme d’accompagnement pour les étudiants en BTS. L’objectif ? Leur donner confiance et ambition pour construire leur projet professionnel et leur permettre, à travers des sessions de formation gratuites, d’acquérir des méthodes de travail, d’approfondir des savoirs scientifiques et de développer leur culture internationale, en vue d’une poursuite d’études.

Diversité géographique et diversité académique favorisent naturellement la diversité sociale considérée – à juste titre – comme trop réduite dans les Grandes Écoles publiques et privées.

A l’ESAIP, ce sont chaque année en moyenne 35% d’élèves boursiers de l’État qui sont accueillis. Mais l’école souhaite accompagner la majorité de ses élèves au financement des études et notamment les élèves issus de classes moyennes : 75% des esaipiens bénéficie d’au moins d’une aide de la scolarité (financements de l’établissement, régionaux, nationaux ou européens).

Que faire de plus ?

L’un des freins majeurs pour se lancer dans un parcours d’études longues est la peur de l’échec et de se retrouver sans diplôme après plusieurs années d’études. Pour lever ce frein, l’ESAIP a ouvert – comme beaucoup d’autres écoles – des filières parallèles de Bachelor (Bac+3). Si la passerelle avec l’école d’ingénieurs est rare, elle est néanmoins possible, mais surtout les élèves de Bachelor bénéficient ainsi de l’environnement Grande École : enseignements et enseignants, réseau des alumni, réseau des entreprises.

Pour lever encore les freins, l’école se tournera dès 2021 vers des cursus ingénieurs balisés à « parachute diplômant » pour des éventuelles sorties anticipées à Bac+3.

Et les filles ?

Moins d’un quart des ingénieurs en France sont des femmes. Dans les écoles, elles représentent en moyenne 28% des effectifs. C’est un constat navrant, d’autant que les chiffres progressent trop peu ces dernières décennies.

Sur le terrain, l’ESAIP favorise la mixité de genre en agissant en faveur de l’égalité des genres dès l’enseignement secondaire, à travers, entre autres, le programme Wi-Filles (Wifilles).

Aujourd’hui, l’école compte jusqu’à 49% de filles dans ses promotions et en moyenne plus de 30%, malgré une filière numérique culturellement très masculinisée. Un soutien particulier leur est proposé lorsque des « croyances limitantes » semblent les freiner.